Vie politique : Congrès du parti social-démocrate

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Tous les quotidiens ont commenté, ce week-end le Congrès extraordinaire du Parti social-démocrate et la désignation, au poste de dirigeant, du député d’Oskarshamn Håkan Juholt qui a, samedi, prononcé son premier discours en tant que nouveau leader du mouvement. « C’est un bon orateur, qui sait être drôle », estime en substance l’ensemble de la presse. « Il a mis l’accent sur les valeurs classiques de la social-démocratie : solidarité, égalité », écrivent les éditorialistes. « Un discours à la tonalité anti-capitaliste », écrit l’analyste de Svenska Dagbladet : « Le marché y est perçu comme un monstre froid motivé par le seul profit ».

« Håkan Juholt se devait de remobiliser et de rassembler un parti déboussolé par deux défaites successives et miné par ses divisions internes. De ce point vue, ce congrès est une réussite : les délégués ont réservé à leur nouveau dirigeant une ovation », écrivent Dagens Nyheter et SvD. « Cela faisait bien longtemps qu’on n’avait pas vu des sociaux-démocrates aussi heureux », commente Expressen « Mais il s’agit maintenant de passer à l’action ». « Eradiquer la pauvreté enfantine : d’accord. Préparer une réforme des retraites en y associant l’ensemble des syndicats : bien. Mais comment mettre tout ça en œuvre ? », soulignent plusieurs éditorialistes. « Autant d’idées et de principes qui séduiront sans nul doute l’électorat traditionnel du PSD. Mais quid des classes moyennes urbaines, ou des salariés du privé qui ont, dans une large mesure, fait défaut lors des dernières législatives ? Ce sont eux qu’il s’agit, avant tout, de reconquérir », écrit l’analyste de Dagens Nyheter.

« Håkan doit maintenant monter qu’il prend ses engagements au sérieux », estime le social-démocrate Aftonbladet. « Hier, M. Juholt s’est adressé aux membres du parti, pas à tous les Suédois. Espérons qu’il saura faire la différence. Le nouveau leader a certes su plaire aux délégués. Mais tous les problèmes du parti n’en ont pas disparu pour autant. Håkan ne remportera pas les élections de 2014 sur sa bonne mine et son capital sympathie. Il a exprimé beaucoup de belles choses, mais ce n’est pas la social-démocratie qui a besoin de nouveauté. C’est la Suède qui a besoin d’une nouvelle social-démocratie ».

Modifié le 28/03/2011

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