Vague migratoire tunisienne en Italie

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5000 Tunisiens auraient débarqué sur l’île italienne de Lampedusa au cours des derniers jours. Le weekend dernier, le Ministre de l’Intérieur italien, Roberto Maroni, décrivait un "exode biblique" et accusait l’EU de ne pas réagir  : "J’ai demandé de l’aide, et l’on m’a répondu que les requêtes doivent être présentées deux semaines à l’avance. Je suis sans voix". Ce n’est pourtant pas la version de la Commissaire européenne suédoise Cecilia Malmström, qui a déclaré avoir “personnellement pris contact avec le gouvernement italien samedi dernier pour savoir s’il désirait une assistance". "Et ils ont répondu non" affirme C. Malmström. "Je suis extrêmement surprise par ces accusations".

« Toute personne qui fuit les persécutions a droit à l’asile mais l’UE ne peut ouvrir ses frontières à toute une génération de Nord-Africains  » estime Dagens Nyheter. « La jeunesse tunisienne est une force pour que le pays devienne une démocratie et que son économie fonctionne mieux » renchérit le quotidien, qui considère que « ce n’est pas une raison pour l’Italie d’exagérer et de sur-réagir ». Il faut donc que « l’UE se prépare » car « elle ne doit pas laisser l’Italie décider de l’accueil que l’Europe doit réserver aux jeunes hommes originaires d’Afrique du Nord qui se sont débarrassés de leurs oppresseurs et devraient être accueillis décemment, même s’ils ne sont pas amenés à rester ».

Modifié le 15/02/2011

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