UE : « La gravité de la crise n’apparaît pas aux politiciens »

« A première vue, le système européen est très occupé par la gestion de la crise. Les rencontres entre politiciens se succèdent. Le fond européen de lutte contre la crise est en place […]. Mais une partie de l’appareil décisionnel européen travaille comme d’habitude. La majorité au Parlement européen ne semble pas affectée par la crise actuelle » estime l’éditorialiste de Dagens Industri. « Le Parlement se bat pour que le budget de l’Union augmente encore davantage. En pleine crise et à l’heure où la population de plusieurs Etats membres est affectée par des plans de rigueur draconiens, le Parlement n’estime pas nécessaire de faire des économies ». Selon le journal, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières (en cours de discussion) pour garantir à l’Union des ressources propres est une façon pour Bruxelles d’augmenter son budget : «  la bureaucratie européenne veut s’assurer des revenus stables et ne plus dépendre des contributions des États membres qui refusent de payer trop cher ». DI affirme que l’instauration d’une telle taxe en Suède entre 1983 et 1991 a conduit à d’importantes fuites de capitaux vers l’étranger.

« La crise se rapproche de toi » titre pour sa part Aftonbladet qui examine « les principaux nuages qui menacent la Suède »  : la Grèce et ses 3 200 milliards de couronnes de dette, l’Italie (dette de 17 000 milliards de couronnes, soit 120% du PIB) et les USA (taux de chômage de 9% et dette publique correspondant à 100% du PIB). Le journal évoque également la dette publique suédoise (35% du PIB soit 1 000 milliards de couronnes) et la faiblesse de certaines banques européennes.

Modifié le 18/07/2011

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