Troupes alliées en Afghanistan

0« Le retrait des troupes alliées en Afghanistan pourrait être douloureux et sale », redoutent deux chercheurs de l’Institut suédois des hautes études de la défense nationale. « La stratégie du « surge », décidée par Obama était, dés le départ, vouée à l’échec : effectifs américains et alliés trop faibles pour combattre les talibans, problèmes multiples pour lever et former une armée afghane ». Malgré ce, « il n’y pas de réelle discussion sur une réduction éventuelle de l’engagement militaire de la Suède. Au contraire, et malgré la possibilité d’un retrait anticipé de la Finlande (avec laquelle la Suède collabore étroitement) les autorités militaires suédoises souhaiteraient renforcer leur présence sur placeLe travail de développement mené par SIDA a également cru de façon considérable, jusqu’à représenter 642 millions de couronnes en 2010. Les signataires s’interrogent sur l’efficacité de cette aide, dans un contexte qui "selon toute vraisemblance, connaîtra toujours plus de violence et d’insécurité".

Dagens Nyheter indique par ailleurs que 3 soldats suédois ont été blessés la semaine dernière en Afghanistan, près de la ville de Mazar-e-Sharif, par l’explosion d’une bombe déclenchée par le passage de leur voiture. Un rapport, produit par Afghan NGO Safety Office, montre que le niveau de sécurité dans le nord de l’Afghanistan s’est déterioré : on compte deux fois plus d’attaques perpétrées par des groupes armés d’opposition pour le 1er semestre 2011 qu’à la même période en 2010. Rickard Johansson, colonel et chef des forces armées suédoises en Afghanistan, nuance toutefois l’interprétation : "Il y a des signes que les insurgés perdent du terrain. Nous comptons davantage d’attaques faites à la bombe artisanale, mais moins d’affrontements directs. C’est la solution de facilité pour [les insurgés] de créer et d’attiser la peur. Mais nous nous adaptons et petit à petit, nous réussirons à laisser le contrôle de la sécurité aux afghans."

Modifié le 11/07/2011

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