Troubles en Afghanistan : attaque du bureau des Nations unies à Mazar-i-Sharif

Un Suédois, Joakim Dungel, figure parmi les victimes de l’attaque du bureau des Nations
unies à Mazar-i-Sharif.
Selon Aftonbladet, il aurait été égorgé. « C’est avec une profonde
tristesse que j’ai appris son décès alors qu’il était sur son lieu de travail » a déclaré le chef de
la diplomatie suédoise dans un communiqué vendredi. « C’est un jour difficile pour la Suède
et les Nations unies. Ceux qui ont perdu la vie (en Côte d’Ivoire et en Afghanistan) étaient au
service de l’ONU. Il s’agit d’une mission risquée et dangereuse dans des pays qui traversent de
graves conflits mais ils travaillaient pour un avenir meilleur » a-t-il ajouté. Il est désormais
recommandé aux Suédois résidant en Afghanistan de ne pas quitter leur domicile.

Selon la presse, « ces troubles constituent un revers pour les tenants de l’ « exit
strategy
 » (Expressen). «  Les talibans mettent la pression sur le gouvernement en
instrumentalisant les foules dans une région relativement calme
 » (DN). Le chef de la force
suédoise stationnée à quelques kilomètres du bureau des Nations unies à Mazar-i-Sharif a
confié au quotidien : « Nous ne pouvions pas intervenir et disperser les 3000 manifestants.
C’eût été une mauvaise mission qui n’aurait servi qu’à l’escalade de la violence
 ». Le
Premier ministre se dit d’ailleurs « inquiet. Nous reconnaissons malheureusement ce
genre de développement : les extrémistes se cherchent et se trouvent, excusant ainsi leur
débordement » a-t-il déclaré à l’agence TT, indiquant également qu’il importait que « la
discussion sur la sécurité dans cette région, à l’heure où les autorités afghanes doivent
prendre plus de responsabilités dans ce domaine, doit être suivie ».

Enfin, Dagens Nyheter estime que les Nations unies doivent poursuivre leur mission mais
qu’il est important de ne pas tenir la liberté d’expression comme responsable, à l’instar du
chef de la mission de l’Onu, le Suédois Steffan de Mistura, qui a affirmé, dans un entretien à
la BBC, que « les Afghans n’étaient pas coupables mais que la faute revenait à la personne
qui avait brûlé le Coran ».

Modifié le 04/04/2011

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