Table ronde sur les études à l’étranger et les possibilités de carrière

Il est coutume d’évoquer la richesse des séjours à l’étranger lorsqu’on se destine notamment à une carrière en entreprise. La table ronde organisée le 18 novembre à l’école de commerce de Stockholm dans le cadre de la tournée nordique de CampusFrance, visait à présenter la situation de l’emploi en France et à confronter les expériences de Suédois ayant étudié et travaillé en France.

- La première différence culturelle est constituée par le marché selon les secteurs envisagés (types de produits commercialisés, habitudes des consommateurs français). Même si nous sommes en pleine mondialisation, les marchés des différents pays européens restent marqués par les habitudes des consommateurs à l´échelle nationale. Le marché a ainsi une influence sur la manière d´inventer et de proposer de nouveaux produits. Henrik Olesen a pris l´exemple du secteur de la téléphonie mobile en France où plus de 300 modèles de téléphones portables étaient proposés au départ.

- La deuxième différence majeure est celle du management : alors qu´en Suède, la loi du groupe prévaut dans le quotidien de l´entreprise, la France est marquée par un contexte où la singularisation est plus forte. On peut voir cela à plusieurs échelles au niveau de l´organisation des entreprises, même si ce constat n´est pas vérifié partout. La comparaison des modèles d´organisation révèle l´expression d´une hiérarchie plus forte dans le contexte français. Néanmoins, la hiérarchie n´est pas absente des entreprises suédoises où elle est intériorisée de manière beaucoup plus forte par les individus.

- La dernière différence culturelle aurait trait au système éducatif. La manière de penser des individus en entreprise est fortement influencée par les habitudes acquises au cours de la scolarité. L´habitude d´une réflexion plus généraliste en France diffère sensiblement d´une éducation pragmatique suédoise centrée sur l´autonomie de l´élève. Sans porter un quelconque jugement de valeur, cette table ronde, outre les possibilités d’études et de carrière en France, a révélé la nécessité d´approfondir ces comparaisons et ces études pour pouvoir renforcer la coopération économique entre les deux pays.

- Le dernier point abordé concerne l’asymétrie de l’usage des langues étrangères : si l’acquisition du français reste indispensable pour un Suédois se rendant en France, on a l’habitude de dire que l’anglais peut suffire pour une personne évoluant professionnellement dans les pays scandinaves. L’anglais est source de malentendus considérables, il importe donc de défendre une approche multilingue au sein de la relation franco-suédoise. L’approfondissement des comparaisons de systèmes de management ne peut se faire en évacuant la question de l’apprentissage des langues étrangères.

- Pour tout renseignement, contactez Christophe Premat

Modifié le 21/10/2016

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