Suède : Budget de Printemps

Présentation ce matin devant le Parlement, par le Ministre des Finances, du budget de printemps, dont les principales mesures avaient été révélées hier dans une tribune publiée par Dagens Nyheter (cf. rdp du 12/4). « Le gouvernement a d’ores et déjà tenu ses engagements de campagne, et c’est bien », écrit l’éditorialiste de DN. « Mais implique par ailleurs de s’interroger sur le programme à venir ». « La majorité peut-elle réellement consacrer désormais l’essentiel de son temps à « étudier l’impact des réformes mises en œuvre », pour employer une expression, synonyme du mot « passivité », utilisée par le Ministre des Finances », s’interroge l’éditorialiste de Svenska Dagbladet, qui poursuit : « Les Suédois semblent apprécier la ligne idéologique (« le retour au travail ») qui soutient les mesures gouvernementales. Pourquoi alors ne pas aller plus loin dans sa mise en œuvre, et diminuer encore davantage les impôts et les taxes sur les salaires, tant côté employés que côté employeurs ? ».

« La droite a gagné les élections grâce à sa capacité à rassurer, par une gestion prudente des finances publiques, en temps de crise. Alors que l’argent rentre à flots dans les caisses de l’Etat, et que le plus gros des difficultés semble derrière nous, le gouvernement doit trouver un nouvel angle d’attaque s’il souhaite l’emporter en 2014  », souligne un commentateur dans le même quotidien. « Déjà plusieurs voix s’élèvent, parmi les petits partis d’Alliance, pour réclamer davantage d’argent en faveur de leur domaines de prédilection respectifs : la santé pour les Chrétiens-démocrates, les infrastructures et l’école pour les libéraux, les petites entreprises pour les Centristes », explique Expressen. « Est-il vraiment utile de consacrer une part importante des recettes fiscales au remboursement de notre dette publique, dont le niveau est l’un des plus bas parmi le 27 (35 % du PNB en 2011, prévisions pour 2013 et 2014 : 30 % et 26 %) », estime ce matin, dans une interview diffusée sur la radio publique, le président (et ancien secrétaire d’Etat dans le gouvernement Bildt) de l’Association des contribuables. « On devrait consacrer une partie de cette somme à améliorer la croissance et assurer le plein emploi », poursuit-il. Une demande qui se heurte à la « prudence » du Ministre des Finances : « Si nous souhaitons assurer à nos enfants une éducation de qualité et éviter à nos entreprises d’être victimes de la crise, nous devons continuer à gérer prudemment nos finances publiques », explique Anders Borg.

Modifié le 13/04/2011

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