Success story : développement en France du suédois YUMP [sv]

JPEG0 Interview de M. Tomas Fellbom, CEO de YUMP France, qui cherche à favoriser l’entrepreneuriat dans les quartiers défavorisés.

Quelles sont les activités principales de YUMP ?
0Nous sommes partis du constat suivant : on ne parle que des problèmes des quartiers défavorisés et jamais de leur potentiel. Or, les personnes en situation difficile ont souvent une fibre d’entrepreneur instinctive. Le réseau YUMP consiste à créer des académies afin de détecter les projets de création d’entreprises et leurs porteurs dans les quartiers difficiles. Les projets sont sélectionnés, et les jeunes entrepreneurs sont formés, aidés et suivis au long du processus de création et de lancement d’entreprises, qui dure près de 5 ans.
Malgré cette dimension « sociale », il ne s’agit pas là d’assistanat. YUMP a une approche très « business » : nous prenons des parts dans les entreprises et les jeunes entrepreneurs sont, dès le départ, nos associés.

Comment se sont déroulés vos récents développements en France ?
Nous nous sommes installés en France depuis plusieurs mois. La phase de détection des talents pour la première académie démarrera e mars/avril en Seine Saint-Denis, et le lancement de l’académie aura lieu en septembre. Nous avons désormais de nombreux projets pour installer des structures un peu partout en France : à Lille, en Alsace… Notre objectif à 5 ans est d’implanter une quinzaine d’académies qui accompagneront la création d’environ 500 entreprises. L’objectif pour ces jeunes entreprises est d’environ 10-20 emplois et 2 millions € de chiffre d’affaires chacune, après 5 ans.

Pourquoi la France ?
0 Je vis en France depuis de nombreuses années et il me paraissait naturel d’y exporter le concept YUMP, né en Suède. En vivant à Paris, j’avais eu l’occasion de constater que les quartiers avaient des talents et un potentiel qu’il était regrettable de ne pas exploiter.

Dans le cadre de cette installation, comment l’AFII a-t-elle pu vous aider ?
0 L’agence française pour les investissements internationaux(AFII) nous a beaucoup aidés sur plan du networking. Ayant déjà monté des entreprises auparavant, je me rends compte que la plus grande difficulté est de connaître le marché, les partenaires potentiels, et de manière générale de savoir à qui s’adresser pour faire aboutir ses projets. Or l’AFII nous a fait gagner un temps précieux , en nous mettant en contact avec ses partenaires locaux, que ce soient des entreprises ou les autorités politiques locales. C’est bien simple : quand j’envisage un nouveau projet, la première chose que je fais, c’est contacter le réseau AFII !

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise souhaitant investir en France ?
0 Je lui conseillerais avant tout de laisser tomber ses préjugés ! La difficulté principale des entreprises suédoises en France, c’est les idées reçues. Démarrer une entreprise est toujours compliqué, quel que soit le pays ; mais en France, si l’on passe au-dessus des préjugés, on peut travailler de manière efficace avec des partenaires très compétents. On a accès à un marché grand et dynamique, et souvent à de nombreuses aides de la part du gouvernement. Il suffit de savoir à qui s’adresser, et pour cela, l’AFII est très utile.

Modifié le 23/06/2014

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