Réforme de la diplomatie suédoise

DN publie une tribune de Peter Egardt, rapporteur du gouvernement, qui va remettre aujourd’hui à Carl Bildt son rapport sur l’administration du Ministère des affaires étrangères (UD). Il rappelle que « les propositions de ce rapport ont l’ambition d’être applicables par tout gouvernement, de quelque tendance politique que ce soit  ». Il estime « nécessaire que la Suède développe des alliances et des réseaux, renforce ses compétences et ses connaissances », dans un contexte marquée par la montée en puissance de la concurrence économique, l’approfondissement de la PESC, et l’intensification des flux migratoires. « La mondialisation nous influence bien évidemment tous », constate Peter Egardt. C’est pourquoi la diplomatie suédoise a un rôle essentiel à jouer. Mais « la présence suédoise à l’étranger doit être utilisée de manière plus efficace  ». L’auteur considère qu’UD a besoin d’une « direction plus claire » et d’une meilleure coordination avec les autres ministères qui jouent un rôle dans les relations internationales (ministères de l’Environnement, du Commerce, de l’Immigration, des Finances…).

Le rapporteur propose la mise en place d’un groupe de secrétaires d’Etat placés sous la direction du secrétaire général d’UD, chargé de déterminer les priorités de la présence suédoise à l’étranger, et d’élaborer des stratégies. Selon le rapporteur, la présence diplomatique suédoise doit se trouver :

  • - Dans les centres du pouvoir géopolitiques, politiques et économiques ;
  • - Dans les principaux pays de l’UE ;
  • - Dans les lieux où se trouve le siège d’organisations internationales ;
  • - Dans les pays ou régions d’un intérêt spécial pour la Suède. « Favoriser le monde des affaires suédois à l’international compte en effet parmi les missions clés du Ministère des affaires étrangères ».

Modifié le 08/03/2011

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