Présentation du Plan Anti Racisme (17 avril 2015) [sv]

Manuel Valls a présenté, vendredi 17 avril à Créteil (Val-de-Marne), un vaste plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. 40 mesures qui visent à sanctionner chaque acte raciste ou antisémite et à en protéger les victimes, à former les citoyens par l’éducation et la culture, à protéger les utilisateurs d’internet de la propagation de la haine et à mobiliser la société entière.

Le premier ministre Manuel Valls a présenté le 17 avril le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme à Créteil, ville qui abrite la plus importante communauté juive de la région en même temps que l’une des plus importantes mosquées de France. 100 millions d’euros sur 3 ans seront mobilisés dans le cadre de ce plan.

Dès cet été une campagne de sensibilisation sera engagée. Manuel Valls souhaite que chaque contrat de ville, chaque contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance comporte un volet "racisme et antisémitisme". 25 millions d’euros y seront consacrés sur les trois prochaines années. De plus des artistes, sportifs, intellectuels, ainsi que des influenceurs d’internet et des réseaux sociaux d’une part et des figures positives issues de divers corps de métier (enseignants, policiers, militaires, métiers de la restauration et de l’hôtellerie, journalistes, professions médicales, professions du secours, artisans) susceptibles et désireuses d’apporter leur contribution pourront recevoir le titre de "grands parrains de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme" et bénéficier de l’appui logistique des pouvoirs publics pour conduire des actions de sensibilisation, de formation ou de création.

La répression des discours de haine sera intégrée au droit pénal. Les dispositions de la loi de 1881 sur la liberté de la presse sont devenues inadaptées à la poursuite des faits de provocations, d’injures ou de diffamations racistes et antisémites. Le plan prévoit donc d’intégrer ces infractions au code pénal, tout en ménageant certaines spécificités, ou d’écarter, pour ces infractions, les dispositions de la loi de 1881 qui ne paraissent plus adaptées. Le plan propose également de développer les peines à valeur pédagogique, comme la peine de travail d’intérêt général.
"Les propos antisémites, racistes, les propos de haine, [se] répandent, souvent sans être inquiétés" sur internet. "C’est inacceptable. Internet est bien sûr une opportunité, un espace de liberté. Mais internet n’est pas une zone de non droit", a insisté Manuel Valls. Une unité nationale de lutte contre les contenus illicites sera donc créée au ministère de l’intérieur. Enfin il a été décidé qu’à chaque étape de la scolarité, un lieu de mémoire serait visité et le jeunes des quartiers populaires pourront bénéficier d’un parrainage citoyen, c’est-à-dire un suivi personnalisé, durant deux ans, par un adulte volontaire issu de la réserve citoyenne.

Modifié le 23/04/2015

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