Possible intervention suédoise en Libye

DN note que « pour la première fois, les avions de combat suédois Grippent pourraient être utilisés pour une bataille à l’étranger ». Le journal croit savoir qu’une « majorité politique au Parlement accepterait de venir en aide à l’OTAN en Libye ». Les Démocrates de Suède (extrême-droite) sont pour l’instant les seuls à avoir fermement refusé une possible intervention en Libye. « Les forces armées sont prêtes à envoyer jusqu’à huit avions sur place ».

DN remarque toutefois que l’influence de la Suède en Libye en cas d’intervention risque d’être limitée, puisqu’elle ne fait pas partie de l’OTAN. Le professeur Anders Cedergren confirme cette thèse : « Nous n’avons pas accès au système de gestion de combat utilisé par l’OTAN, appelé Link-16. Il est donc probable qu’on ne nous attribue aucune tâche de combat, mais plutôt la responsabilité de patrouilles ou la recherche de renseignements ». Dans tous les cas, DN estime qu’une participation suédoise, « qui s’efforce d’être neutre », serait « sensationnelle ».

DN rappelle que « pendant des décennies, la Suède a plaidé pour que le Conseil de sécurité de l’ONU soit le forum approprié pour la prise de décisions sur les actions militaires. Mais quand l’ONU se rassemble enfin contre Kadhafi, la Suède reste à part ». Le journal déplore l’attitude « attentiste » de Stockholm vis-à-vis de l’opération en cours. « Ce n’est pas la première fois que la Suède agit en « passager clandestin » sur une question de politique de sécurité ». « Une situation semblable s’est produite il y a 20 ans, lorsque l’ONU s’est unie pour empêcher Saddam Hussain d’envahir le Kuwait. De même pendant la guerre en ex-Yougoslavie : la Suède envisageait d’envoyer un bataillon, mais à condition qu’il n’y ait pas de missions de combat » (DN).

Modifié le 22/03/2011

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