Politique intérieure suédoise : dernier sondage

Une enquête réalisée entre le 7 et le 17 mars auprès de 1920 personnes montre un tassement de l’Alliance au pouvoir : celle-ci ne devancerait plus une éventuelle coalition rouge-verte que de 1,1 point (contre 6 % en février et 7 % en janvier). Chacun des deux blocs obtiendrait respectivement 46,8 % et 45,7. « Les Modérés ont réalisé des scores très élevés, assez inhabituels, dans les sondages qui se sont succédé après les élections du 19 septembre. On peut dire que, maintenant, avec 30, %, (33,4 dans la précédente enquête) la situation se normalise », explique un commentateur dans Svenska Dagbladet. Stabilité chez les sociaux-démocrates (à 30,5, +0,3) : « On ne constate aucun effet Juholt  », estime le Göteborgs-Posten.

« Ce sondage constitue un sérieux avertissement pour la droite », estime en substance l’éditorialiste de Svenska Dagbladet. « Le gouvernement semble avoir perdu l’initiative morale et intellectuelle. Déjà avant les élections, l’Alliance s’était montrée particulièrement prudente, et avait joué sur la menace que représentait la gauche plutôt que sur les promesses que la famille libérale incarnait. Aujourd’hui, devant les exclus de l’assurance maladie et les problèmes de train, certains pourraient en venir à regretter l’âge, supposé d’or, du monopole. Un thème que le nouveau leader des sociaux-démocrates pourrait avoir envie d’exploiter. ». « Le gouvernement se contente pour l’instant de mettre en avant les bons résultats économiques. Mais les statistiques ne font pas de politique. Si le gouvernement veut, de manière crédible, être perçu comme étant à l’origine de ces succès, il doit d’abord en convaincre les électeurs. » Et mettre en avant ses valeurs et des idées, conclut le commentateur.

Modifié le 21/03/2011

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