Politique budgétaire : mise en place des réformes annoncées pendant la campagne électorale

Les dirigeants des quatre partis de l’Alliance actuellement au pouvoir annoncent, dans une tribune publiée ce matin dans Dagens Nyheter, l’adoption, avant la fin de l’année, d’un certain nombre des réformes, notamment fiscales, annoncées durant la campagne électorale. « Le taux de croissance est élevé, les finances publiques saines et le chômage en baisse. Cette situation ouvre la voie à la mise en œuvre de réformes supplémentaires  », écrivent les quatre ministres. Parmi les mesures annoncées : diminution supplémentaire de l’impôt frappant les salaires et baisse de la TVA sur la restauration. « Nous souhaitons par ailleurs accroître nos exigences vis-à-vis des banques, notamment en ce qui concerne les fonds propres qu’elles ont l’obligation de détenir ».

« L’insolente bonne santé des finances publiques suédoises (excédent budgétaire prévu de 47,1 milliards de SEK en 2012, 97,2 en 2013, 135,1 en 2014 et 162,6 en 2015) incite les « petits partis » de l’Alliance à réclamer davantage de réformes », écrit Svenska Dagbladet. « Il faut baisser de moitié le taux de TVA sur la restauration, et diminuer l’impôt frappant les retraites », estime la porte-parole du Parti du Centre pour les questions économiques. « Il faut consacrer davantage de moyens aux infrastructures, ainsi qu’à notre système éducatif », souligne un responsable du parti libéral, qui ajoute : « Nous devons utiliser les excédents budgétaires pour améliorer la compétitivité de l’économie suédoise, plutôt qu’à un remboursement plus rapide de la dette publique  », qui « devrait représenter, en 2012, 29,2 % du PNB. Soit ; selon les standards européens, un niveau particulièrement bas ».

Modifié le 12/04/2011

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