Parti de la Gauche : changement de leader

0La presse consacre plusieurs pages à la démission du leader du Parti de Gauche (ex-communiste) Lars Ohly, qui a annoncé hier qu’il ne se présentera pas à sa propre succession lors du congrès du parti en janvier prochain. Cette nouvelle arrive un an après « l’échec » des dernières élections législatives. « Une décision à laquelle on pouvait s’attendre, compte tenu des piètres résultats électoraux obtenus par le parti depuis 2002 », écrivent Dagens Nyheter et Svenska Dagbladet.

« Lars Ohly avait certes réussi à unir un parti divisé après le départ de sa prédécesseur, Gudrun Schyman. Mais, appartenant à l’aile orthodoxe du mouvement, il n’avait pu se débarrasser de l’étiquette un peu démodée de « communiste », qu’il avait d’ailleurs lui-même revendiquée au début de son mandat », estiment les commentateurs. « Une erreur que Lars Ohly a par ailleurs admise hier au cours d’une conférence de presse. Il a en outre indiqué avoir espéré une remontée dans les sondages au cours de l’été. Or celle-ci n’a pas eu lieu ». « En politique comme en sport, seul le résultat compte », commente l’éditorialiste d’Expressen. « Tant que les sondages vous sont favorables, vos ennemis se tiennent tranquilles. Mais trois personnes avaient, dés le mois de juillet, dores et déjà annoncé qu’elles se présenteraient contre l’actuel leader à l’occasion du prochain congrès ».

Quid de la succession ? « Plusieurs districts ont annoncé qu’ils souhaitaient une direction bicéphale : un homme et une femme, à l’image de ce qui se pratique chez les Verts », croit savoir Dagens Nyheter. « Une idée qui n’a pas l’air de soulever l’enthousiasme Lars Ohly, qui a en outre refusé de prendre parti pour tel ou tel, appelant simplement de ses vœux « un changement de génération : il faut faire place aux jeunes et aux femmes ». « Un appel que certains interprètent comme une critique à peine voilée à l’adresse du principal prétendant, le député européen Jonas Sjöstedt, 46 ans », estime Expressen. « Les deux hommes se détestent cordialement, Sjöstedt incarnant une tendance plus pragmatique, moins idéologique, au sein du parti ». Si M. Sjöstedt occupe, selon Dagens Nyheter, la position de favori, d’autres quotidiens estiment qu’il ne fait pas l’unanimité au sein de la « vieille garde » du parti. « Hans Linde, actuel porte-parole pour les questions internationales, est plus consensuel », juge Aftonbladet. « A moins que Ulla Andersson, spécialistes des questions économiques, ou la députée Rosana Dinamarca (« la préférée de Lars Ohly », à en croire Expressen), ne réussissent à faire la différence.

Modifié le 11/08/2011

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