Nuit Blanche 2011, lumineuse et contemporaine, fête ses dix ans

0Dans la nuit du samedi 1er octobre au dimanche 2 octobre 2011, Nuit Blanche fête sa 10ème édition. Depuis sa création, cet évènement culturel se développe avec un succès grandissant. Son objectif : livrer Paris, le temps d’une nuit, à ce qu’il y a de plus créatif, de plus novateur, sur la scène française et internationale, au fil d’une promenade conviviale ouverte à tous. Au programme : des sculptures, des décors, des vidéos, des ateliers, des créations d’une trentaine d’artistes venus du monde entier. L’événement dépasse largement Paris intra-muros et se reproduit dans de nombreuses villes, en France et à l’étranger, comme à Rome, Montréal, Rio de Janeiro, Bruxelles ou Miami.

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Depuis dix ans, chaque automne, Nuit Blanche illumine Paris : le rêve s’installe dans la Ville lumière le temps d’un rendez-vous nocturne. Inaugurée en 2002 à Paris, cette manifestation gratuite invite au rêve et à l’imaginaire. C’est un concept culturel d’un genre nouveau : accroître la place de la culture dans la ville, en particulier celle de l’art contemporain.

« Pour son 10ème anniversaire, Nuit Blanche ne s’assagit pas ; elle s’invente et se réinvente, en gardant son objectif initial : permettre la rencontre entre les artistes à l’œuvre et un public toujours plus nombreux », indique Bertrand Delanoë, maire de Paris et initiateur de l’événement.

Depuis la première, c’est un succès. Alexia Fabre, directrice du musée d’Art contemporain du Val-de-Marne et Frank Lamy, chargé des expositions temporaires du musée, coordonnent l’organisation de cette édition. Investissant des lieux divers (musées, lycées, gymnases, salles de spectacles, jardins, hôtels…), chaque nouvelle manifestation, festive et conviviale, promet une belle rencontre avec les œuvres, des expériences communes et partagées.

Une quarantaine de projets et une centaine de manifestations associées s’articulent, cette année, autour de deux parcours : le cœur historique de Paris, notamment le quartier de l’Hôtel de Ville (qui a vu naître la première Nuit Blanche), et le nord-ouest de la capitale, chargé d’Histoire. C’est le Paris des impressionnistes, des romantiques, des modernes et des surréalistes qui est ainsi revisité par la création contemporaine.

Pour cette nouvelle édition, placée sous le signe du Temps, de l’éphémère au durable, les artistes venus de tous les horizons sèment leurs œuvres le long d’une vaste promenade, allant du métro Anvers au square des Batignolles. Ils investissent ainsi le trépidant boulevard de Clichy, dominent tout Paris depuis les hauteurs de la Butte Montmartre, chérissent l’esprit canaille de Pigalle, dévoilent les trésors de la Nouvelle Athènes.

Cet événement est sous-tendu par plusieurs fils rouges. « Si les relations individu/collectif constituent un axe de réflexion, le Temps - la durée, l’éphémère, l’immédiat et le lointain - devient lui aussi matière et sujet des œuvres. Il laisse ses empreintes au-delà de sa durée », observe Alexia Fabre. « L’enfance, la musique, l’espace sont souvent des révélateurs pour conjurer le Temps, le ralentir, le retenir ou le suspendre ».

Une trentaine d’artistes venus du monde entier (Du Québec à l’Allemagne, de la Finlande au Japon, de la Lettonie au Portugal, de Buenos-Aires à Paris) se réunissent pour la nuit la plus surprenante et la plus innovante de l’année. Ce sont des plasticiens, des photographes, des architectes, des peintres, des sculpteurs…

Parmi quelques œuvres installées spécialement pour la Nuit Blanche, on peut citer, à l’hôtel d’Albret, celle de l’artiste français Pierre Ardouvin, Purple rain, qui distille en musique sa pluie violette : le dispositif est à la dimension d’un plateau de tournage. A l’église Sainte-Marie des Batignolles, l’artiste lituanien Zivinas Kempinas met en lévitation ses rubans magnétiques en jouant sur les phénomènes de perception, de lumière, de mouvement, tandis que l’Américaine Elodie Pong revisite avec humour le Pigalle des cabarets.

Figure majeure de la scène artistique internationale, Christian Boltanski produit Demain le ciel sera rouge, une pièce sur le thème de l’oracle, qui est jouée dans la salle du théâtre de l’Atelier. Au cœur du quartier Saint-Georges, l’artiste japonaise Sachiko Abe déroule sa cascade de fils de papier blancs tout au long de la nuit ; un mouvement à l’infini qui crée une relation intime avec le spectateur. Dans les jardins du musée de Montmartre, l’artiste finlandais Antti Laitinen propose une installation réalisée à partir de vidéos de ses œuvres ; un voyage entre rêve et utopie.

Plus de vingt villes en Europe et dans le monde ont repris le concept, donnant une visée internationale à l’événement, de Florence à Amsterdam, de Tel-Aviv à Singapour, en passant par Toronto, Oran, Buenos Aires, Skopje ou Rio de Janeiro.

Annik Bianchini

Informations : http://nuitblanche.paris.fr/

Modifié le 30/09/2011

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