Moins d’étudiants étrangers..moins d’offres de formation


"Quand les étudiants étrangers délaissent la Suède, ce ne sont pas seulement les relations internationales qui souffrent " titre DN, qui fait référence aux problèmes rencontrés par les étudiants hors-UE pour venir étudier en Suède cette année : instauration de frais de scolarité très élevés et problèmes pour entrer sur le territoire."Cela implique des conséquences dramatiques pour certaines formations, notamment les licences", explique le recteur de l’Université de Göteborg, Pam Fredman.

En effet, "faute de financement, plusieurs établissements n’auront pas les moyens de maintenir leur offre de formation", abonde Björn Brorström, directeur adjoint de la Högskolan de Borås. "A long terme, les niveaux avancés de formation vont en pâtir : moins d’étudiants en master et donc encore moins en recherche" prévient-il. Kungliga Tekniska Högskolan (KTH), à Stockholm, estime de 50 à 100 millions de couronnes par an les pertes de recettes, et s’est vue contrainte de fermer certains masters et d’en fusionner d’autres, notamment ceux concernant les techniques de l’information (IT) où les étrangers sont habituellement très nombreux. "Cela a aussi une influence sur le nombre d’enseignants que nous pouvons employer", déclare le recteur de KTH, Peter Gudmunsson. L’école espère pouvoir attirer de nouveau des étudiants étrangers "en tablant sur le marketing", mais "il faudrait aussi plus de bourses d’études", estime DN.

"Nous avons besoins des étudiants étrangers pour maintenir le niveau intellectuel de la Suède. Et ces étudiants sont aussi les meilleurs des ambassadeurs pour le pays lorsqu’ils rentrent chez eux, dit Kåre Bremer, recteur (doyen) de l’Université de Stockholm.

Modifié le 25/07/2011

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