Longs reportages sur le Débat budgétaire en Suède

La presse rend abondamment compte de la présentation officielle, hier, devant le parlement, par le Ministre des Finances, du projet de « budget de Printemps (cf. rdp des 12 et 13 avril). « Maintenant, on pourra dépenser davantage », explique à Dagens Nyheter un couple de cadres de la région de Malmö. Et l’ensemble des quotidiens de montrer, tableaux comparatifs à l’appui, combien les ménages pourront « avoir en plus, chaque mois, dans leur portefeuille, grâce à la réduction d’impôt (la cinquième en 5 ans) décidée par le gouvernement. « Et Reinfeldt a déjà annoncé la possible mise en œuvre, d’ici un an, d’une sixième baisse », explique Expressen.

« Il s’agit de rendre le travail plus attractif que les prestations sociales », explique le Ministre des Finances, justifiant ainsi la politique du gouvernement. « Nous connaissons une situation particulièrement bonne, tant sur le plan de l’emploi que de la dette publique, dont les niveaux sont comparables à ceux que nous avons connu durant la période – particulièrement favorable – 1980/1990 ». « Il appartiendra maintenant aux partenaires sociaux, à l’occasion de la prochaine négociation des accords salariaux par branche, de limiter les augmentations salariales, afin d’éviter une hausse trop forte de l’inflation », poursuit M. Borg. « Attention toutefois », nuance par ailleurs un expert dans DN. « Ces baisses d’impôt risquent d’être compensées par la hausse continue des taux d’intérêt ». « Moi, je préférerai quand même avoir une augmentation de salaire accordée par mon employeur. C’est quand même plus sûr », expliquaient en outre deux salariés d’un hôtel de Stockholm, interrogées hier sur SVT1.

« Le Gouvernement doit poursuivre sur cette voie, mais ne pas perdre de vue certaines questions, auxquelles il ne semble pour l’instant pas apporter de réponse pleinement satisfaisantes », estime plusieurs experts interrogés par Svenska Dagbbladet, qui citent : « Le fort taux de chômage parmi les jeunes et les immigrés : mettre en place un climat favorable à la création d’entreprise ; favoriser les investissements dans l’éducation et les transports ; veiller à limiter les risques inflationnistes ».

Les quotidiens comparent également les performances respectives, devant le Riksdag, d’Anders Borg, et de son homologue social-démocrate, Tommy Waidelich. « Avantage Borg », estime en substance l’ensemble de la presse (à l’exception du tabloïde Aftonbladet). « Il a largement dominé son adversaire sur toutes les questions », estime un politologue cité par Svenska Dagbladet. « A sa décharge : le PSD n’a toujours pas de programme économique clair à présenter, notamment en matière fiscale », estime DN.

Modifié le 14/04/2011

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