Libye : revirement du parti social-démocrate quant à la participation suédoise

0Lorsque le 29 avril dernier, le président du parti social-démocrate, Håkan Juholt, annonçait qu’il « n’envisageait pas de prolonger le mandat de la mission suédoise en Libye », il évoquait exclusivement le mandat des huit avions de guerre, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse hier. Il n’a « jamais exclu d’autres interventions » a-t-il poursuivi, proposant notamment d’engager la marine suédoise pour s’assurer du respect de l’embargo.

Si, dans l’ensemble, la presse considère ce revirement bienvenu, ses critiques sont multiples. D’une part, elle dénonce « l’amateurisme de Juholt » (Göteborgsposten, GP). S’il a sans doute voulu « sauver la face » (Dagens Industri, DI), il « change d’avis un peu trop rapidement ... alors que les questions de défense et de politique étrangère étaient supposées être son point fort » (Expressen). Cette attitude « n’inspire pas confiance » poursuit le tabloïde, tandis que Dagens Nyheter (DN) « espère que, la prochaine fois qu’il prendra position, Juholt ne changera pas d’avis quelques semaines plus tard ».
D’autre part, les médias estiment qu’annoncer le possible envoi de navires suédois avant même une demande de l’OTAN est « prématuré et n’est pas digne de la Suède » (DN) ; de la même façon, « si les Nations-Unies demande de renforcer la surveillance aérienne, devrons-nous vraiment dire non ? » s’interroge Aftonbladet. « Il est impensable de se moquer de la résolution 1973 et de la nécessité de protéger les civils comme le fait Juholt » conclut Svenska Dagbladet (SvD).

Modifié le 19/05/2011

Haut de page