Libye : nouvelles de l’engagement suédois

Dans une tribune publiée dans Dagens Nyheter (DN), deux experts du Sipri (Stockholm International
Peace Research Institute) appellent la communauté internationale « à ne pas fuir ses
responsabilités ». « Les armes actuellement détruites en Libye sont celles livrées par les puissances
occidentales qui combattent le régime de Kadhafi au nom de la résolution 1973
 ». « La situation est
ironique » et elle aurait été « encore plus gênante si toutes les livraisons promises avaient été faites
avant le début du conflit ». C’est pourquoi, « il importe de mieux penser le commerce des armes »
concluent les deux experts.

Concernant la participation suédoise à l’opération OTAN, les Gripen ont du cesser leurs exercices
car le carburant dont ils ont besoin est indisponible sur la base de Sigonella.
Par ailleurs, le porteparole
des questions de défense du parti libéral estime que, compte tenu du fait que les Gripen ne sont
pas équipée de missiles à tête chercheuse, mais seulement de bombes de précision, ils pourraient
toucher les populations civiles, ce qui serait contraire à la décision du Parlement. A DN, il
explique que « ces bombes sont construites pour des attaques au sol précises mais mettent longtemps à
atteindre leur cible, la situation au sol peut alors s’être modifiée. (..) Si le pilote est sous une pression
extrême, il n’est pas exclu que son lâché manque de précision ». Expressen souligne d’ailleurs que
« les pilotes ont peur mais se sentent bien préparés

Modifié le 07/04/2011

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