Les USA doivent-ils prendre position sur l’Egypte ?

L’éditorialiste de DN, Hans Bergström, commente les reproches adressés à Barack Obama pour son soutien prudent aux manifestants égyptiens. Selon lui, les USA sont aux yeux du monde « le pays qui se trompe, quoi qu’ils fassent  ». En effet, « George W. Bush est devenu un gros mot en Europe, y compris en Suède ». On lui reproche de s’être appuyé sur « l’idée irréaliste selon laquelle les États-Unis devaient se faire militants politiques pour se débarrasser des dictateurs et promouvoir la démocratie dans le monde ». On a affirmé que « les États-Unis ne pouvaient pas se comporter en sauveur du monde, et tenter de construire d’autres nations avec leurs valeurs occidentales ». « Si le président américain est actif pour un changement de régime à l’étranger, on l’accuse de se comporter en "gendarme du monde"  ».

«  Mais s’il ne fait rien, on lui reproche de trahir les démocrates de l’étranger », remarque le journal, qui s’interroge sur ce qui est le plus souhaitable : « des USA isolationnistes et cyniques, ou des USA idéalistes et interventionnistes ? ». Selon lui, il s’agit de « choisir entre la stabilité, et la prise de risques pour la liberté ». Et de conclure que « le monde regrette aujourd’hui George W. Bush ».

Modifié le 11/02/2011

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