La France et l’affaire DSK, vues de Suède

Sur le même thème, voir les autres revues de presse de la semaine.

Selon Svenska Dagbladet, le ministre suédois de l’Economie, Anders Borg, a estimé dans un entretien avec Sky News que Christine Lagarde était son « candidat préféré » pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI alors qu’il estime que Gordon Brown n’est pas « la bonne personne pour le poste », d’autant qu’il « porte une grande responsabilité dans la crise financière en Grande-Bretagne ».

En outre, « les réactions françaises face à l’affaire Strauss-Kahn sont un mélange entre des théories de conspiration et une remise en question du système judiciaire américain » estime une ancienne diplomate suédoise dans le même quotidien, « la preuve », selon elle, que « la France a du mal à gérer la perte de sa position en tant que modèle de civilisation » et qu’elle est « toujours liée aux Etats-Unis par une relation d’amour/ haine ». Selon elle, deux conclusions à cette affaire : d’un côté, « l’Europe a perdu un acteur important de la politique économique et financière alors qu’elle se trouve dans une situation difficile » ; de l’autre, la « France ne vivra pas dans la peur d’avoir un président dont le comportement aurait pu tôt ou tard la couvrir de déshonneur ». Enfin, cette affaire révèle que « l’Union est composée de 27 pays, qui ont tous des conceptions très différentes de la morale ».

Modifié le 19/05/2011

Haut de page