L’affaire Assange ternit l’image de la Suède

« L’image de la Suède en prend un coup  », titre SvD, qui explique que les médias du monde entier, qui suivent de très prêt l’affaire Assange, ont assisté hier à Londres aux audiences qui décideront d’une éventuelle extradition du fondateur de Wikileaks vers la Suède, où il est accusé de viol. Devant tous ces journalistes assemblés, les avocats de Julian Assange ont remis en question la transparence et l’objectivité du système judiciaire suédois. Ainsi Geoffrey Robertson, l’un des avocats de la Défense, a affirmé qu’ « une fois extradé vers la Suède, son client risquait d’être enfermé dans une cellule d’isolement pendant des mois  ». Les avocats ont également révélé que « Claes Borgström, l’avocate des deux femmes qui poursuivent Julian Assange, est une ancienne Ombudsman (médiateur) pour l’égalité des sexes, et à cet égard, une politicienne ».

SvD constate que « cette affaire ternit l’image de Suède, pourtant célèbre pour sa neutralité et pour l’importance qu’elle accorde aux droits de l’Homme ». « Notre réputation de pays qui ne connait pas la corruption est en train de changer ». «  Les médias étrangers présentent à présent la Suède comme un État tombé entre les griffes des féministes et de la CIA, un pays où l’on peut être condamné pour ‘’sexe par surprise’’  ». Jan Strid, spécialiste des médias, estime qu’en dépit de nombreuses exagérations, certaines critiques du système judiciaire suédois sont fondées.

Modifié le 08/02/2011

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