Interview de l’équipe finaliste du prix junior de la Semaine de l’Eau à Stockholm

Le service scientifique de l’Institut français de Suède et de l’ambassade de France en Suède a interviewé trois des finalistes de l’édition 2011 du prix junior de la Semaine de l’Eau.

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[argent]L’équipe finaliste du prix junior.[/argent]

Tout d’abord, expliquez-nous votre projet en quelques mots ?

- Le port de notre ville, La Seyne-sur-Mer, est pollué. Or, de nouvelles frégates vont arriver en 2013, et le port va devoir être dragué pour leur permettre d’y accéder. Ce dragage va remuer les sédiments et relâcher dans le port les polluants présents dans le sol marin. Notre projet propose une solution innovante pour mettre en place un dragage propre et responsable des sédiments pollués présents dans le port.

Quel a été votre parcours de La Seyne-sur-Mer à Stockholm ?

- Nous avons commencé lorsque nous avons constitué une équipe pour participer aux Cordées de la réussite. Remporter cette compétition nous a menés aux Olympiades de la Chimie à Paris, dont le thème cette année était « Chimie et Eau ». A cette occasion, nous avons remporté le concours du Projet de Communication en avril. Nous avons ensuite été sélectionnés pour représenter la France lors du Prix de la Technique Innovante au Stockholm Junior Water Prize (SJWP). Même si nous n’avons pas gagné le SJWP, nous étions parmi les vingt-huit finalistes, sur un total de 9000 dossiers au début du processus !

Quelle est la prochaine étape de votre projet ?

- La-Seyne-sur-Mer va débuter le dragage du port en 2012, sur la base de nos propositions. Des tests vont être mis en place, pour évaluer la pollution du sol marin, ce qui permettra de déterminer les lieux dans lesquels notre projet pourrait être mis en œuvre. Car notre technique reste assez coûteuse à mettre en place, et ne peut-être généralisée à l’ensemble du port. La ville nous a conviés à suivre le déroulement des opérations. Nous avons réalisé une bonne action de communication sur notre projet, ce qui a mené à une prise de conscience et à un soutien des habitants de la ville. Notre objectif maintenant serait la création d’une charte de l’eau, et une participation au sixième Forum mondial de l’Eau à Marseille en 2012. Mais nous serons sûrement très occupées, entre le bac, le permis, la terminale…

Qu’est-ce que ce projet vous a apporté ?

- C’est incroyable ce qui nous est arrivé ! Je pense qu’en ne gagnant pas le concours, nous avons presque appris plus que si on l’avait gagné. Nous avons gagné en maturité, en confiance, appris à monter des dossiers administratifs et scientifiques, à passer des oraux en anglais comme en français. Cela a renforcé notre esprit d’équipe, nous a appris à travailler, tous les mercredis, tous les week-ends de l’année. Cela nous a permis de croire en nos ambitions, tout en touchant pour la première fois à l’aspect réel, concret de la science.

Qu’avez-vous pensé de la cérémonie de remise du prix ?

- C’était une très belle réception ! La princesse était magnifique, et nous avons eu la chance de porter des robes Sonia Rykiel pour l’occasion ! Nous avons eu l’occasion de rencontrer des gens intelligents et intéressants du monde entier, qui partagent les mêmes intérêts et aspirations. C’est un très grand bonheur d’avoir participé à un tel évènement ! Cela nous donne de l’espoir pour la suite, et c’est le but, finalement.

Quels sont vos projets pour la suite ?

- Nous avons toutes les trois une vocation scientifique, et ce projet nous a confirmé dans notre orientation. Même si rien n’est encore définitif, je voudrais faire médecine, et devenir chirurgien (Julia Bastos-Reinaldo). Moi, je souhaiterais entrer en fac de sciences, et devenir enseignant-chercheur en chimie de l’environnement (Laura Cerdan). Quant à moi, je souhaiterais entrer en fac de sciences, pour devenir docteur en laboratoire, en neurobiologie de préférence !(Kenza Bouaziz)

Propos recueillis par le service scientifique de l’Institut français de Suède.

Source : Latitude France

Modifié le 02/09/2011

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