Intervention en Libye : réactions politiques en Suède

Le ministre des Affaires étrangères a salué l’adoption de la résolution des Nations unies : « elle est très bonne car elle permet de viser directement les bases aériennes de Kadhafi et d’autres objectifs stratégiques. Cette résolution va plus loin que ce qui avait été envisagé » (SR, radio publique). A la télévision, il s’est dit persuadé que « Kadhafi n’avait aucun avenir » et a déclaré que la Suède, tout comme l’UE, avait insisté, dès le début des incidents en Libye, pour qu’une résolution soit adoptée. Il espère que « l’intervention militaire engagée va lancer un signal fort et fissurer le régime de Kadhafi ». Le chef de la diplomatie suédoise a rappelé que « l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne est insuffisante », les mesures doivent être « humanitaires, économiques et militaires », mais, sur ce dernier point, il est « souhaitable que les combats ne durent pas trop longtemps du fait des souffrances qu’ils infligent aux civils, qui sont notre principale préoccupation ». Il a ajouté qu’il « importait que la Libye s’unisse et que la population choisisse elle-même son avenir. La communauté internationale peut soutenir le processus de démocratisation et doit intervenir quand les attaques contre les populations civiles sont trop évidentes ».

Par ailleurs, le Ministre a déclaré que « la Suède étudiera, en temps voulu, une éventuelle demande de l’Otan de contribution militaire en Libye  » (Aftonbladet). Il a déclaré à la radio que « toutes les alternatives seront étudiées  ». La demande de l’Otan pourrait intervenir dès demain (Dagens Nyheter, DN). Selon l’agence de presse TT, citant des sources militaires, huit avions de combats seraient prêts à intervenir. Bildt a prévenu que « des soldats suédois ne participeront pas à l’opération » (Aftonbladet). En outre, le gouvernement est tenu au courant de chaque développement (Expressen).

Tant l’opposition que les Libéraux et les Chrétiens-démocrates critiquent également « la passivité de Bildt sur la Libye » (DN). Pour les Chrétiens-démocrates, « dans le cas où la Suède accepte et soutient la résolution des Nations unies, il n’y a pas de raisons d’attendre mais il faut proposer notre aide ». « C’est maintenant qu’on a besoin de nous, pas dans deux mois ». Les déclarations du parti libéral vont dans le même sens, un porte-parole du parti affirmant : « nous devrions envoyer des signaux indiquant que nous voulons et pouvons participer » (DN).

Modifié le 21/03/2011

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