Intervention de l’ambassadeur lors d’un séminaire sur l’extrémisme violent organisé par la ville de Stockholm (23 février 2016)

Le mardi 23 février 2016, la région de Stockholm et Mona Sahlin, la Coordinatrice nationale pour la prévention de l’extrémisme violent, ont conjointement organisé un séminaire à Stockholm sur la radicalisation et les mesures préventives contre l’extrémisme violent.

Jacques Lapouge, l’ambassadeur de France en Suède, était l’un des intervenants et a présenté la stratégie de la France pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation.

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Après avoir présenté des éléments de cadrage sur la nature du phénomène de la radicalisation en France, Jacques Lapouge, l’ambassadeur de France en Suède, a développé les différents volets de la stratégie française, en matière de répression, prévention, déradicalisation, et a terminé en évoquant la dimension internationale de l’action conduite par la France s’agissant de la lutte contre le terrorisme.

Il a d’abord rappelé que la France était victime du terrorisme depuis longtemps, en insistant sur le changement récent de nature et d’échelle de ce phénomène. 1800 citoyens français seraient liés à un réseau ou une cellule terroriste, et 8200 seraient potentiellement concernés par le risque de radicalisation.

Sur le volet répression, l’ambassadeur a présenté l’arsenal législatif existant en insistant sur les dernières mesures qui ont permis de faciliter la lutte contre le terrorisme, notamment la criminalisation des entreprises individuelles terroriste, les interdictions de sortie du territoire assortie de confiscation de passeport en cas de doute sérieux sur la volonté de commettre un acte terroriste, et les blocages des flux financiers suspects. Il a également mis en avant l’augmentation de moyens décidée par l’Etat français dans ce domaine.

Sur la prévention, il a présenté les principales mesures du plan national coordonné par le Comité interministériel de prévention de la délinquance : le site internet stop-djihadisme.gouv.fr, une campagne de contre-propagande, et la mise en place d’un numéro vert national pour les familles et proches de personnes radicalisées. L’échelon local a également été évoqué avec la mise en place d’une cellule par préfecture pour les actions de prévention et l’importance des collectivités territoriales.

Sur la déradicalisation, l’ambassadeur a décrit les mesures mises en place dans le milieu carcéral pour éviter la diffusion des idées radicales, notamment les cellules spécialisées et les moyens humains dédiés au repérage de la radicalisation et à la diffusion des valeurs démocratiques. Il a également évoqué les premiers programmes de réinsertion développés par des associations. Le projet de centre de déradicalisation qui pourrait compléter ce volet a été abordé.

En conclusion, l’ambassadeur a souligné la qualité de la coopération franco-suédoise sur ce sujet, en particulier des échanges avec la coordinatrice nationale pour la protection de la démocratie contre l’extrémisme violent, Mona Sahlin. Il a insisté sur l’importance de poursuivre ces travaux bilatéraux, dans l’esprit de la déclaration conjointe signée par le Premier ministre, Manuel Valls, et le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, lors de sa visite en Suède les 17 et 18 septembre 2015.

Modifié le 09/06/2016

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