International : Crise économique et financière

« La bourse de Stockholm a poursuivi sa chute vendredi. La baisse atteint les 19 % depuis le début de l’année », écrit Expressen dans son édition de samedi. « Selon le Ministre des Finances, Andres Borg, les turbulences pourraient se poursuivre, et l’automne risque d’être agité  ». « La situation des marchés internationaux est particulièrement instable. Le problème est que tout ceci a des répercussions en Suède », estime le Ministre, qui poursuit : «  Il faut être prudent, ne pas accroître le poids de la dette, ni placer toutes ses économiques en bourse ». « M. Borg estime par ailleurs que les mesures d’économie présentées tant par les Etats-Unis que par l’Italie sont insuffisantes. « Vouloir gérer une dette qui représente 10 % du PIB sans augmenter les impôts, c’est totalement irréaliste », a-t-il déclaré à Dagens Industri.

Quant au rôle des agences de notation, et à la décision de l’une d’entre elles de dégrader la note des Etats-Unis : « Elles ne font qu’attirer notre attention sur une situation économique de toutes façons difficilement soutenable  », juge l’éditorialiste de DN. « On peut certes se dire qu’elles auraient pu faire preuve d’une semblable discernement en ce qui concerne la Grèce », écrit, dans son blog, le Ministre des Affaires étrangères Carl Bildt. « Mais nous devons garder présent à l’esprit que ce sont ces agences qui, grâce à leur vigilance, ont, dans les années 90, poussé, avec raison, la Suède sur la voie des réformes »

« Quel risque pour nos retraites », s’interroge enfin Dagens Nyheter. « A priori, le niveau des pensions en Suède est plutôt déterminé par le taux de croissance, et, par conséquent, le taux de chômage, dans la mesure où les retraites sont en grande partie financées par l’impôt. Les fonds de gestion n’administrent que l’équivalent de 12 % du total des recettes versées, et l’essentiel des fonds est placé dans des obligations, pas en bourse », rassure un expert cité par le quotidien.

Modifié le 08/08/2011

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