Intégration : le congé parental en question (suite)

La presse commente toujours les résultats du rapport publié par le groupe d’experts pour
l’économie publique (ESO) selon lequel « le congé parental rémunéré contribue à la ségrégation.
Les nouveaux arrivants ont en effet tendance à prendre ce congé et à s’exclure du marché
du travail, estimant que l’allocation qui l’accompagne s’apparente à une véritable rémunération »
(cf. revue de presse du 13 juin). SvD remarque qu’il y a un an déjà, la ministre de
l’intégration Nyamko Sabuni écrivait : «  Il n’est pas normal que les parents qui arrivent en Suède
alors que leurs enfants ont quatre ou cinq ans bénéficient de la totalité du congé parental
rémunéré. Cela enferme de nombreuses femmes dans les allocations
 ». De plus, le rapport
souligne que ce « piège à pauvreté empêche les enfants immigrés de fréquenter les services de
garde préscolaire »
(puisqu’ils sont gardés par leurs parents) et « retarde donc leur exposition à
la langue suédoise
 ». D’où la tendance de « l’exclusion sociale et de la dépendance aux aides
sociales à être héréditaires » explique l’éditorialiste de DN, qui exprime par ailleurs la nécessité
de proposer aux adultes immigrés de « vrais emplois et non pas faire semblant de les faire
travailler ».

Modifié le 14/06/2011

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