Finlande : négociations après le succès des populistes aux élections

La presse s’interroge sur les négociations à venir en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Le Centre a fait savoir qu’il ne souhaitait pas y participer et, « aujourd’hui personne n’ose spéculer sur l’issue des discussions menées par les Conservateurs, première force politique du pays » (Svenska Dagbladet, SvD). Selon Dagens Nyheter (DN), le « paysage politique finlandais ressemble à un nid de serpents : chaque parti peut envisager participer à une coalition gouvernementale, ce qui serait impensable en Suède ». Pourtant, souligne SvD, les trois partis les plus importants de Finlande « sont en désaccord sur tout ou presque  ». La seule certitude est que les Vrais Finlandais « doivent participer à la coalition. Exclure le parti de Timo Soini signifierait le rejet d’une large partie de l’électorat  » (DN).

« Les Vrais Finlandais sont sous pression » titre DN dans ses pages intérieures. En effet, une frange du parti souhaite que Timo Soini ne répète pas ses exigences anti-européennes dans les négociations avec les autres partis tandis que l’aile dure l’appelle à ne pas faire trop de concessions. Selon le quotidien, il « serait malheureux que le programme des Vrais Finlandais influencent trop la politique générale du pays ». « Une Finlande qui ne voudrait pas aider les pays membres de la zone euro serait désolante », de même qu’il serait « problématique pour l’ensemble de l’UE que le message de Soini soit contagieux et gagne d’autres pays européens ».

Modifié le 19/04/2011

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