En France, la poursuite des réformes pour relancer la croissance et réduire les déficits [sv]

Situation économique et financière - Conseil des ministres

Paris, 10/09/2014)

Le ministre des finances et des comptes publics et le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique ont présenté une communication relative à la situation économique et financière.

Après avoir subi la crise financière et bancaire de 2008 et surmonté la crise de l’euro en 2011-2012, la France et la zone euro sont confrontées depuis quelques mois à une situation exceptionnelle marquée par une croissance très faible en même temps qu’un ralentissement de l’inflation que personne n’avait anticipé.

La panne de croissance de la zone euro au deuxième trimestre a surpris, en particulier en Allemagne et en Italie. De nouveaux facteurs d’incertitude, notamment géopolitiques sont apparus. Enfin, l’inflation a beaucoup plus baissé que prévu.

La situation s’est donc également dégradée en France : la prévision de croissance 2014 sera par suite révisée à 0,4 %, et celle de 2015 à 1 %. Il s’agit là d’un scénario cohérent avec celui d’une reprise plus progressive de l’activité en Europe.

La prévision d’inflation pour la France sera également révisée à + 0,5 % en 2014 et + 0,9 % en 2015. Les décisions récentes de la Banque centrale européenne (BCE) sont sans précédent, mais la BCE elle-même ne prévoit le retour de l’inflation vers sa cible de 2 % qu’à l’horizon 2017.

Ce ralentissement des prix est d’abord la conséquence d’une reprise économique trop faible et a un impact direct sur les finances publiques du pays. Car, moins de croissance et moins d’inflation conduisent mécaniquement à moins de recettes et plus de déficit.

Dans ce contexte nouveau, la France n’atteindra pas cette année son objectif de déficit, malgré la maîtrise complète des dépenses de l’État : il devrait se situer à 4,4 % en 2014. Mais le Gouvernement assure par la mobilisation de tous les ministères et une gestion très attentive de l’exécution budgétaire, la tenue de la norme de dépense de l’État sur l’année 2014.

Il maintient par ailleurs son cap :

- Le Pacte de responsabilité et de solidarité sera intégralement mis en oeuvre, pour les entreprises et pour les ménages.

- Il n’y aura pas de nouvelle hausse d’impôt.

Conformément aux engagements pris devant les Français, le PLF 2015 mettra en oeuvre des baisses d’impôts pour les ménages de même ampleur que la mesure censurée cet été par le Conseil constitutionnel. La fusion du Revenu de solidarité active-activité et de la Prime pour l’emploi sera effective au 1er janvier 2016.

- Les économies de 50 mds d’euros d’ici 2017 dont 21 Mds dès 2015 seront faites, et la réduction des déficits à un rythme compatible avec le retour de la croissance poursuivie.

Dans ces circonstances, le déficit baissera en 2015 pour atteindre 4,3 % du PIB.

Les réformes seront par ailleurs poursuivies pour améliorer le potentiel de croissance de l’économie : amélioration de la marche des entreprises et du dialogue social, loi pour la croissance afin de lever les freins à l’activité économique, clarification du maillage territorial, revue des missions de l’État et modernisation de l’action publique.

L’enjeu est de trouver, en France comme au niveau européen, le bon rythme de réduction des déficits qui permette de préserver la croissance et qui passe par la maîtrise des dépenses. Il ne s’agit pas de revoir ou suspendre les règles européennes, mais de prendre en compte collectivement cette réalité économique commune - une croissance trop faible et une inflation trop basse - dans le respect des traités.

Cette situation appelle une stratégie économique cohérente au niveau européen - avec une politique monétaire en soutien -, des politiques budgétaires adaptées, des réformes structurelles, ainsi qu’un plan européen de relance des investissements./.

Source :
http://www.gouvernement.fr/gouvernement/la-situation-economique-et-financiere

Modifié le 19/09/2014

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