Emploi : c’est l’heure du bilan pour la "phase 3"

Emploi

Après la publication hier du rapport de Arbetsförmedlingen sur la très controversée "phase 3 " du programme "garantie d’emploi et de développement", destinée aux chômeurs de longue durée (plus de 7ans de chômage), la presse suédoise fait le bilan.

Les quotidiens rapportent toutes les « critiques dont cette phase 3 a fait l’objet ». « Ses bénéficiaires, placés en "stage" dans des entreprises, effectuent un travail subventionné et font par conséquent concurrence aux autres demandeurs d’emploi ». La presse s’étonne de fait de "la teneur relativement positive du rapport". D’après celui-ci, sur les 1500 participants "phase 3" interrogés au hasard, 8/10 pensaient que "leur travail avait du sens", 3/4 étaient "complètement ou assez satisfaits de leur lieu de stage". Le programme, qui compte 88 000 participants d’après Göteborgs posten, aurait-il alors été critiqué à tort ? Toutefois, seules 15% des personnes ayant participé au système ont ensuite décroché un vrai travail. Hanne Kjöller, éditorialiste chez DN, tente une explication : "Les faibles résultats pourraient aussi bien être imputables au contexte actuel, peu propice à la création d’emplois supplémentaires ? "
Des chiffres contestés par Ylva Johansson (députée, Social démocrate) : "D’après les chiffres internes de AF, c’est plutôt 1.4% des participants qui ont un travail 90 jours après avoir terminé la phase 3, c’est indécemment peu !" Pour Hillevi Engström, ministre de l’emploi le rapport d’AF prouve que "les bases sont bonnes", même si elle considère qu’il faut "professionnaliser les stages et adapter les rémunérations."

Modifié le 03/08/2011

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