Emmanuelle Charpentier : une chercheuse française à l’honneur [sv]

Emmanuelle Charpentier, professeur à l’université d’Umeå en Suède, a reçu le 1er mars 2016 le prix Leibniz. Il récompense la technique de génie génétique qu’elle a mise au point, appelée CRISPR-Cas9.

A 47 ans, Emmanuelle Charpentier dirige à la fois l’Institut Max-Planck de la biologie infectieuse, à Berlin, et le laboratoire pour la médecine infectieuse moléculaire de l’université d’Umeå, en Suède, où elle est professeur invité et associé. Elle est mondialement connue pour avoir mis au point une technique de génie génétique, baptisée CRISPR-Cas9, qui permet une chirurgie précise des gènes dans une large variété de cellules et organismes. Le Comité international de bioéthique de l’Unesco relève que cette « ingénierie du génome » est extrêmement « prometteuse » pour le bien de l’humanité. La technique CRISPR-Cas9 « ouvre des perspectives pour traiter voire guérir certaines maladies de façon simple et efficace comme la drépanocytose, la mucoviscidose et certains cancers », souligne l’organisation.

L’Université d’Umeå l’a interrogée sur cette technique :

Cette technique de modification génétique qui lui a déjà valu de nombreuses distinctions, a été récompensée le 1e mars 2016 par la remise du prix Leibniz dans les locaux de l’académie des sciences de Berlin-Brandebourg. Les lauréats reçoivent chacun une récompense d’un montant de 2,5 millions d’euros pour la réalisation de nouveaux travaux de recherche pour une durée de 7 ans.

Emmanuelle Charpentier recevra également le prix de la Fondation Paul Ehrlich le 14 mars 2016, qui récompense les avancées significatives dans les domaines de l’immunologie, la recherche en cancérologie, l’hématologie, la microbiologie, et la chimiothérapie.

Modifié le 09/03/2016

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