Education en Suède : une réforme pour corriger les inégalités locales

Expressen évoquait hier le reportage du journaliste Maciej Zaremba, qui s’interrogeait sur les
« traditions locales » à l’école suédoise. Il constate des différences entre « les zones industrielles où
les enfants ont toujours été formés pour devenir des travailleurs, et les localités où l’éducation
est davantage valorisée
 ». A Kävlinge, par exemple, où les abattoirs Scans sont le principal
employeur, un parent interrogé soupçonne les politiciens locaux d’avoir laissé l’école péricliter car,
dit-il, « pas besoin d’aller à l’école pour tailler des carcasses ». Expressen constate que « les sommes
allouées aux écoles par les municipalités suédoises sont très variées, et il n’est pas toujours facile
d’expliquer pourquoi. Parfois les communes ne peuvent tout simplement pas se permettre
d’investir dans les écoles. Mais à Kävlinge, par exemple, les caisses municipales sont bien
remplies
 ». C’est pourquoi Expressen estime que les Modérés au pouvoir « devraient écouter le
Ministre de l’éducation, Jan Björklund » : « il est temps que l’Etat prenne les écoles en main ».

Aftonbladet est du même avis : « L’école est une priorité nationale. Elle ne doit pas se dégrader à
cause de la cupidité des écoles libres ou de l’incapacité des communes ». Ce qui ne « signifie pas
forcément que l’école doit être nationalisée. Mais l’Etat doit instaurer un meilleur contrôle et
renforcer la position des professeurs
 ». Le journal rappelle que la nouvelle loi sur l’éducation
entrera en vigueur au 1 juillet 2011.

Enfin, SvD approuve l’initiative du gouvernement pour encourager les élèves talentueux dans
tous les domaines (sport, mathématiques, langue étrangère…) en instaurant des classes dite
« d’élite ».

Modifié le 05/04/2011

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