EU : Lobbying et corruption à Bruxelles

SvD rappelle qu’ « il y a deux semaines, le Sunday Times accusait l’eurodéputé autrichien Ernst Strasser, le slovène Zoran Thaler et le roumain Adrian Severin d’avoir accepté plusieurs milliers d’euros de la part de lobbys pour modifier quelques passages d’une loi bancaire  ». Les sommes perçues par les députés en dehors de leur indemnité parlementaire sont difficiles à contrôler car « ils n’ont pas à rendre compter de leurs activités professionnelles parallèles » : postes de consultants ou sièges dans des conseils. « Lorsque nous entrons au Parlement européen, on nous demande de remplir un formulaire avec nos sources régulières de revenus. Mais on ne contrôle pas pour qui nous travaillons », explique l’eurodéputé Eva-Britt Svensson (Parti de Gauche).

Sur la relation eurodéputés/lobby, Eva-Britt Svensson estime que « les parlementaires ont besoin de se tourner vers des experts pour légiférer, car ils sont amenés à se prononcer sur des sujets très divers » pour lesquels une aide technique est nécessaire. « Mais les électeurs doivent avoir l’assurance que les députés ne se font pas payer » par ces experts. « Les députés devraient être contraints de rendre publiques leurs rencontres avec les lobbyistes » estime Eva-Britt Svensson. Pour Martin Schulz, président du Parti socialiste européen, « les eurodéputés ne devraient pas être autorisés du tout à travailler au noir ».

Modifié le 11/04/2011

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