Derniers commentaire sur la situation au Japon

« Le monde retient son souffle » titre Expressen. Le Japon « ment » estime Aftonbladet : « la crise atomique de s’aggrave » et les autorités « tentent de minimiser l’incident nucléaire alors que les réacteurs de Fukushima se déchaînent  ». En outre, les tabloïdes publient de courts entretiens avec des Suédois vivant au Japon, qui témoignent de la " panique " régnante, expriment leurs craintes quant à l’évolution de la situation et, pour certains, leur souhait soit de quitter le Japon soit de se réfugier au sud du pays. Le ministère suédois des Affaires étrangères déconseille les déplacements à Tokyo et dans le Nord-est du Japon. Expressen tente par ailleurs d’apporter des réponses aux questions de l’opinion telles que les conséquences de l’incident sur le climat, les similitudes entre les centrales suédoises et japonaises, les risques alimentaires et la présence de particules radioactives dans l’air. L’Autorité de radioprotection a confié à Expressen que ses lignes étaient saturées mais que ses horaires d’ouverture allaient désormais être étendus. De faibles particules devraient atteindre la Scandinavie autour du 22 mars et ne présentent aucun danger.

0 Un expert de l’AEIA, le Suédois Frigyes Reisch estime, dans un entretien avec Aftonbladet, que « les exigences du gouvernement suédois concernant une hausse de la capacité des centrales sont totalement insensées  ». En effet, " une telle mesure conduirait immanquablement à une hausse de la température, accroissant, par là même, les risques de fusion". L’Autorité de radioprotection assure que la sécurité est accrue lors de ce genre d’opération. "Mais, quand des intérêts économique sont en jeu, les autorités dépendantes du gouvernement préfèrent systématiquement minimiser les risques", estime F. Reisch. La ministre de l’Energie, Maud Olofsson, s’est refusée à tout commentaire. "Il importe plutôt de réfléchir aux moyens d’éviter les coupures électriques qui peuvent empêcher le fonctionnement normal des circuits de refroidissement", estime pour sa part Svenska Dagbladet, "dans la mesure où ce type d’incident est tout à fait susceptible de se produire ici. Rappelons-nous : en juillet 2006, le réacteur 1 à Forsmark a été privé d’électricité à la suite d’un court-circuit dans un poste de commutation ». « C’est un remède à ces difficultés qu’il nous faudra envisager lorsqu’il s’agira de remplacer les anciens réacteurs" » commente un professeur en physique nucléaire interviewé par le quotidien. "Les sociaux-démocrates ne manquent pas de toupet : ils réclament aujourd’hui l’arrêt de nos centrales pour raison de sécurité. C’est pourtant à cause d’eux et des décisions qu’ils ont adoptées que les centrales suédoises sont aujourd’hui si anciennes et, dans bien des cas, dépassées", estime en substance l’éditorialiste d’Expresen. "Mieux vaut donc utiliser les technologies les plus récentes et remplacer carrément nos réacteurs, plutôt que de vouloir juste les moderniser".

Dagens Industri rapporte enfin que « les entreprises suédoises comme Ericsson, Volvo, Ikea, H&M, Autoliv et Atlas Copco sont en train d’évacuer leurs personnels du Japon ». « Tous les magasins H&M du Japon sauf un seront fermés à partir d’aujourd’hui, et d’autres entreprises suédoises présentes sur place pensent également fermer leurs portes » rapporte DI.

Modifié le 16/03/2011

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