Débats autour des migrations au départ de Libye

« Les ressortissants des pays limitrophes fuient la Libye » constate Göteborgsposten (GP) qui s’inquiète « du nombre de réfugiés qui souhaiteraient gagner l’Europe  ». Le ministre des Migrations, Tobias Billström, a déclaré, en marge du JAI, qu’il « n’y avait pour l’instant pas de vagues importantes de migrants » et qu’il était « totalement exclu pour le moment que la Suède accueille une partie des réfugiés arrivés à Lampedusa. Les autorités italiennes devraient savoir gérer 5 000 personnes », a estimé le Ministre.

Selon Dagens Nyheter (DN), si « la situation en Libye évolue favorablement, certains des candidats au départ choisiront sans doute de rentrer dans leur pays d’origine  ». Mais, pour l’instant, la responsabilité de l’accueil des migrants « doit être partagée au niveau européen » et il est « décourageant d’entendre le ministre suédois des Migrations affirmer le contraire ».

Enfin, Cecilia Malmström, dans une tribune publiée par Svenska Dagbladet (SvD), défend le programme de coopération UE-Libye signé en octobre 2010. Selon la Commissaire européenne, il « avait à l’origine pour but d’ orienter le dialogue avec ce pays compliqué ». « Aucune mesure n’a finalement été mise en place car Tripoli n’a pas respecté ses engagements, notamment en ce qui concerne l’ouverture de ses frontières au personnel du HCR » rappelle Mme Malmström. Il importe de «  maintenir les pressions sur les autorités libyennes pour que s’ouvre le pays et que les migrants et les demandeurs d’asile qui s’y trouvent soient dignement traités  ».

Modifié le 25/02/2011

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