Débat sur le nucléaire en Suède après les évènements au Japon (suite)

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La presse libérale et économique estime qu’il « est trop tôt pour remettre en cause le recours au nucléaire » (Dagens Industri, DI), d’autant « qu’aucun réacteur suédois ne se situe dans une zone qui peut être soumise à un tsunami ou un tremblement de terre » (Dagens Nyheter, DN). « Changer de politique créerait plus de confusion que de clarté » conclut DN. Pour Aftonbladet au contraire, « le nucléaire n’a plus aucun avenir ». « Miser sur l’énergie verte permettrait de booster les exportations et de créer de l’emploi. Il est temps pour la Suède de jouer un rôle moteur dans ce domaine » conclut le quotidien.

Selon l’Autorité de radioprotection, les particules nucléaires atteindront la Suède d’ici deux semaines et « il s’agira de très petites quantités » a confié une porte-parole de l’Autorité à Svenska Dagbladet (SvD).

La ministre de énergie, Maud Olofsson, a rappelé que le gouvernement avait chargé l’Autorité de radioprotection d’un rapport sur la sécurité dans les centrales suédoises. De plus, elle a souligné que l’accord gouvernemental sur le nucléaire de 2009 indiquait que la Suède, tout en autorisant le remplacement des anciens réacteurs, misait sur les sources d’énergie renouvelable pour diminuer sa dépendance au nucléaire. Andreas Carlgren, le ministre de l’Environnement, a pour sa part déclaré qu’ « aucune décision ne serait prise pour le moment » mais que la Suède « tirerait les enseignements nécessaires des incidents au Japon pour enrichir ses connaissances » en matière de sûreté nucléaire. « Je rappelle en outre que l’accord de 2009 repose sur trois piliers, parmi lesquels figure le développement de l’éolien et autres sources d’énergie propre. L’occasion nous est maintenant donnée de mettre l’accent sur ce pilier », a également indiqué le Ministre. Du côté de l’opposition, la gauche et le parti des Verts ont appelé le gouvernement à revoir sa politique. Le député social-démocrate Sven-Erik Österberg a pour sa part invité la majorité à « revenir sur la décision adoptée en 2009 ».

Modifié le 15/03/2011

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