Débat parlementaire sur l’extrémisme violent en Suède (suite)

Sur ce thème, voir également les revues de presse des 25 et 26 janvier 2011.

Au cours du débat parlementaire d’hier, les Sociaux-démocrates (opposition) ont exprimé leur souhait que tous les partis politiques se réunissent pour trouver ensemble des moyens de lutte contre les mouvements extrémistes violents. La Ministre de la justice, Beatrice Ask, « ne rejette pas cette idée », mais « souhaite attendre la réorganisation du Parti Social-démocrate pour lancer une telle initiative ». Par ailleurs, Sven-Erik Österberg, leader du groupe des Sociaux-démocrates au Riskdag, estime que les Démocrates de Suède (extrême-droite) devront eux aussi être invités lors d’éventuelles discussions : « on ne peut pas exclure un parti présent au Parlement s’il a été démocratiquement élu ». SvD regrette pourtant que « lorsque les sept autres partis politiques tenaient hier des discours sur l’extrémisme en général, les Démocrates de Suède semblaient cibler l’islamisme en particulier ».

L’extrême-droite exige l’adoption d’un plan d’action contre l’extrémisme, que Birgitta Ohlsson, Ministre des affaires européennes et des questions de démocratie, est actuellement en train de préparer. Mais selon Aftonbladet, « l’objectif de Jimmy Åkesson (leader des Démocrates de Suède) n’est pas de résoudre le problème de l’extrémisme violent, mais seulement de récolter des points politiques ».

Modifié le 27/01/2011

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