Crise économique et financière : aspects internationaux

0« L’inquiétude pour les banques françaises augmente » titre en outre Svenska Dagbladet
(SvD). « Hier, dans le sillage des USA, les notes de pays du monde entier ont chuté en bourse.
Selon le quotidien économique Dagens Industri (DI), la dégradation de la note américaine
« n’est pas la grande source d’inquiétude », il faut « seulement espérer qu’elle entraine
un changement d’attitude chez les républicains extrémistes ». En Europe, la Banque
Centrale a tenté de calmer les marchés en achetant des obligations espagnoles et italiennes, ce
qui n’a pas suffit à freiner la chute des cours. Les yeux se tournent donc vers la France, pour
l’instant très bien notée (AAA) » (SvD).

« Selon la Banque des règlements internationaux, les banques françaises auraient prêté
près de 2500 milliards de couronnes à l’Italie. Ce qui représente la moitié de la dette
italienne aux autres Etats de l’UE. Un gros risque pour la France, déjà largement
endettée (entre 85% et 95% du PIB d’ici 2013, selon le FMI) ». « Et pourtant, la participation
française au fond de sauvetage européen représente 22% du capital total. Un chiffre qui
pourrait augmenter si l’Espagne et l’Italie s’avéraient incapables de contribuer. Si la France
avait un problème, tout le dispositif européen de lutte contre la crise commencerait donc
à vaciller ». D’autant plus que « la note du fond de sauvetage (pour l’instant AAA) est
calquée sur celles de l’Allemagne et de la France » (SvD).
Dans ce contexte, il est « difficile de calmer les inquiétudes face à une nouvelle récession »
note DI, d’autant plus que « certaines décisions politiques se font attendre du fait de la trêve
estivale ».

Modifié le 11/08/2011

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