Crise de la monarchie suédoise (suite)

0La presse, notamment tabloïde, continue (à l’exception du conservateur Svenska Dagbladet) de s’intéresser au scandale frappant la monarchie suédoise. « Il est grand temps qu’il parte », titre, en parlant du souverain, l’éditorialiste d’Aftonbladet. « Quelle que soit désormais l’issue de toute cette affaire, le Roi doit réaliser qu’il n’est plus en capacité d’exercer cette charge ». « Tout, dans notre monarchie, est une affaire de confiance entre le monarque et son peuple. », estime le commentateur d’Expressen : « S’il s’avère que le Roi a menti (ce dont sont persuadés 45 % des Suédois, selon un sondage publié par Metro) et que les photos compromettantes existent bien, cette confiance sera fortement ébranlée. Le souverain pourra-t-il alors s’accrocher à son trône ? En droit, oui. En pratique, difficilement. ». « En donnant une interview au cours de laquelle il a choisi de tout démentir, le Roi joue sa couronne au poker  », écrit dans Aftonbladet l’historien (et monarchiste notoire) Herman Lindqvist. « Je ne pense cependant pas que la République soit pour demain », ajoute-t-il. « Mais une réforme du fonctionnement de l’Institution me semble inévitable », écrit-il, à l’instar de l’éditorialiste de Dagens Nyheter : « Que ni la Cour ni le Monarque ne soit soumis à un contrôle parlementaire apparaît de plus en plus comme une anomalie ». « Il conviendrait que la manière dont la famille royale gère les fonds qui lui sont attribués puisse faire l’objet d’un examen de la part des autorités », estime le leader du PSD, Håkan Juholt, dont les propos sont repris par Expressen et Dagens Nyheter.

Modifié le 01/06/2011

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