Crise : Inquiétude bancaire et gel des réformes

0Toute la presse relaie les inquiétudes financières mondiales. L’éditorialiste de DN estime que la crise financière ("crise des dettes") a été créée "en toute conscience" : "les européens ont vécu trop longtemps dans l’idée fantaisiste que l’on pouvait avoir une monnaie commune sans politique financière commune". De son côté, la Suède commence désormais à "vraiment s’inquiéter" et craint pour son système bancaire, titre SvD. Les grandes banques suédoises ont en effet "emprunté 85 milliards de couronnes à des banques françaises (Société Générale, BNP Paribas) lesquelles avaient également prêté des sommes d’argent importantes à des pays maintenant touchés par la crise des dettes". Conséquence, Société Générale a perdu 37% de sa valeur en bourse et BNP 28%, le tout en seulement un mois. SvD s’inquiète donc dans ses pages économie de " l’impact à venir du yo-yo boursier " sur les grandes banques suédoises.

Les premières conséquences de cette crise financière sont en passe de se concrétiser en Suède : les prévisions de croissance suédoise pour 2012 ont été revues à la baisse, passant de 4% à 2.5%, et cela "aura un impact sur les finances publiques", indique Anders Borg, cité par Expressen. Le gouvernement envisage ainsi "d’abandonner certains projets de réformes pour le moment". Selon le tabloïd, Anders Borg ne voulant "pas de grandes réformes dans le budget d’automne", la 5ème réduction d’impôts ainsi que le projet d’une TVA plus basse pour la restauration pourraient faire partie des dossiers menacés.
Les Chrétiens démocrates ainsi que le Centre se sont d’ores et déjà déclarés favorables à un gel de ces dossiers, au motif qu’ "il y a des réformes plus importantes à mener en ce moment."

Modifié le 12/08/2011

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