Commentaires sur les évènements au Royaume Uni

0Gustaf Almqvist, éditorialiste de SvD, réagit aux premières critiques qui rendent la "société actuelle" responsable de la vague de violence. "S’il est important de connaître les raisons sous-jacentes aux agissements des individus, cela peut trop facilement tourner à la chasse à l’excuse : mauvaise intégration, mauvaise politique de gestion du chômage, etc." déplore Almqvist. L’éditorialiste dénonce la tendance à penser que de tels agissements sont "inévitables", que "certains individus dans des situations difficiles sont prédestinés à commettre ce genre de choses". La "contextualisation", très en vogue, amène au final à déresponsabiliser les individus eux-mêmes pour rejeter la faute sur la société", conclut l’éditorialiste, qui conseille donc la modération aux "commentateurs hâtifs".

L’éditorialiste de Expressen Fredrik Krohnman est du même avis : " on a directement blâmé Cameron, alors qu’il en faut parfois peu pour que des voitures se mettent à brûler", citant pour mémoire un titre de hockey perdu par le Canada qui avait fait s’embraser Vancouver. "La violence est une méthode qu’on ne peut ni excuser ni accepter", poursuit Krohnman, qui insiste néanmoins sur le fait qu’il faut "entendre la critique et reconnaître que la situation anglaise n’est pas exactement rose", citant au passage les 9.3% de chômage de la région de Londres. "Sans espoir d’avenir, les problèmes ne disparaîtrons pas" conclut-il.

Modifié le 11/08/2011

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