Affaire DSK vue de Suède et remplaçants potientiels (suite)

0La presse fait part de la libération sous caution de Dominique Strauss-Kahn. Aftonbladet, qui a assisté à sa remise en liberté, ironise sur l’importance médiatique de
l’évènement
 : « longue file d’attente, ruée pour avoir les meilleures places, la libération de
Strauss-Khan ressemble à une première de gala ». DN appelle à plus de décence dans le
traitement médiatique de ce genre d’affaires : « Un viol n’est pas une affaire d’infidélité.
Violer n’est pas séduire »
. En outre, l’hebdomadaire Fokus estime que les « hommes politiques
français n’ont jamais caché avoir des maîtresses et ces informations étaient connues du public,
seulement tout le monde s’en moquait
 ». Reste à savoir si « l’affaire Strauss-Kahn et surtout la
montée en puissance des femmes en politique ne va pas changer la donne ».

Une « véritable chasse au candidat idéal » à la succession de Dominique Strauss-Kahn a
commencé, commente SR, la radio suédoise. « La démission de son président a créé un vide au
FMI, ce qui pèse sur ses capacités d’action … il est donc urgent que son successeur soit élu »,
estime Dagens Industri (DI). Pour le quotidien économique, la démission de DSK « pourrait
symboliser la fin de la domination des Etats-Unis et de l’Europe au sein des organisations
internationales »
. Les pays émergents, notamment « la Chine et le Brésil, ont leur mot à dire
dans les intenses négociations visant à l’élection d’un nouveau président du FMI » constate
Svenska Dagbladet (SvD). Ils ont « raison d’avoir des exigences et de souligner qu’il est plus
important de tenir compte des mérites du candidat que de sa nationalité » ajoute Dagens Nyheter
(DN). Ce qui « n’empêcherait pas la grande favorite, Christine Lagarde d’être élue »,
poursuit le quotidien. Selon DI, « après les scandales Wolfowitz et Strauss-Kahn, élire une femme
présente un avantage évidemment ». De plus, «  il s’agirait de la première femme à la tête de
l’institution
, une nouveauté qui permettrait peut-être aux pays émergents d’accepter l’élection
d’un Européen ». Enfin, « quel que soit le successeur de Strauss-Kahn, conclut DN, il faudra qu’il
soit prêt à combattre les crises avec la même énergie que son prédécesseur ».

Modifié le 20/05/2011

Haut de page